Klaus

Claude HEYL (Klaus)

E-mail: graffoderma@free.fr

Je ne vais pas vous faire le discours habituel de l’artiste-tatoueur qui se doit de prouver qu’il est « né dedans » et qu’il vit en osmose éternelle avec sa profession. C’est beaucoup plus simple que ça.

J’ai commencé à 16 ans. Mes passions étaient le dessin, la musique et l’informatique, et étant jeune musicien, les groupes de rock, de punk et autres musiques assourdissantes m’ont naturellement attiré vers le tattoo. A cette époque, je ne pensais pas du tout en faire mon métier. Cela m’est venu en me faisant « piquer » un gros tribal sur tout l’avant de la jambe chez un tatoueur de Strasbourg. A cet âge là, je ne sais pas ce qu’il m’est passé par la tête, mais je n’avais aucune idée de la pratique, du prix qu’une telle pièce pouvait coûter et encore moins de la douleur qui m’attendait. N’ayant alors pas assez d’argent et plus assez de courage pour continuer mes séances et en finir, une petite pause s’imposa.

Quelques mois passés, je décidais de me débrouiller seul en utilisant l’argent prévu pour mon tattoo et finalement acheter du matériel. A ce moment, je me disais « je me ferais moins mal et je rembourserais mon matériel et mon tatouage en piquant les potes ».
Quelques économies de jobs de vacances et finalement, je me lançais. Grosse erreur! Cela a été beaucoup plus difficile que je ne l’aurais imaginé. Réglages des machines, quel matériel utiliser, finesse de la « pique », etc… Bref, rien ne marchait vraiment malgré mes capacités à dessiner!
A côté de ça, décidemment pas fait pour les études mais toujours apte à avoir le crayon en main depuis mon plus jeune âge, je décidais de mettre un terme à ma scolarité et de me consacrer à ce que je pensais savoir faire de mieux. Dessiner. Donc…..Tatouer (même si ce n’était pas encore au point à cette époque).
Résultat, 4 longues années de galères et de déboires, la quasi-totalité de mes économies pour un matériel que je n’utilise d’ailleurs plus aujourd’hui. Une pratique autodidacte plus ou moins barbare pour la peau, qui nous valus, à mes potes et à moi plusieurs tatouages « bas de gamme » définitifs.

Bref! Ces erreurs m’ont finalement poussé à continuer … Il fallait bien que je rattrape mes sois disant « œuvres » afin de rester en bons termes avec mes amis.
A l’âge de 20 ans, les progrès commençaient donc à se faire sentir (heureusement) mais je manquais encore cruellement de techniques. Après plusieurs démarches inutiles, je rencontrais Fabrice de Lyon. Je repris donc tout depuis le début afin d’approfondir mon savoir (accueil, pratique, hygiène, stérilisation, technique, etc…). Je remercie d’ailleurs toute son équipe …

Depuis,…Tout se débloqua progressivement …

J’ai  commencé à travailler à différentes enseignes dans le sud de la France, pendant presque 2 années, ce qui m’a permis de me perfectionner d’avantage, d’améliorer mes techniques jusqu’à me sentir à l’aise sur tous types de travaux. Encore 1 an passé, de retour dans ma belle région,  j’ouvre enfin mon propre studio et j’enchaîne à présent les tatouages avec une certaine aisance et une certaine fierté. Mes techniques ne cessent de se développer, et j’ai encore le plaisir de m’améliorer de jours en jours, tout en approfondissant mon savoir artistique et en perfectionnant mon dessin.

Je garantis désormais un travail propre, net, et sans bavures.
Cela fait maintenant + de 12 ans que je travaille donc sous ma propre enseigne « Graff-O-Derma ».

Depuis …Jean Baptiste (JB)  et Eric (Erico) sont venus me rejoindre et je vous les recommande.

Spécial remerciement à Fabrice de Lyon, à Dom de Strasbourg, à Virginie, à tous ceux qui sont passés sous mes aiguilles depuis 1996,ainsi qu’à Cost et Natli…